Le cauchemar 2/3 : Qui en profite ?

On a tous fait un jour l’expérience d’un rêve angoissant ou oppressant. Le mauvais rêve, ou cauchemar a longtemps été perçu négativement par l’ensemble de la population. À travers cette série d’articles très courts, je vous propose de découvrir son vrai rôle et ses bienfaits, qui en profite ?, mais aussi comment s’aider soi-même et s’en débarrasser, quand il devient un poids pour le dormeur.

 

Cette série d’articles est en grande partie un résumé des informations recueillies par le magazine Science & Vie de juillet 2014, se basant sur les nombreux travaux de Tore Nielsen, Antonio Zadra et Joseph De Koninck.

 

 

Picturesque Storm Near Roswell, New Mexico

 

 

Environ 98% des adultes déclarent en avoir déjà fait et 85% au cours de l’année écoulée. Un individu ordinaire fait au moins un cauchemar par mois. Et vous, de combien de rêves ou cauchemars êtes-vous capable de vous souvenir ?

Le manque de sommeil augmente lui aussi l’apparition de cauchemars.

C’est autour de 3 ans que les enfants font le plus de cauchemars. Plus on vieillit, moins on en fait.

 

Pour le chercheur Antonio Zadra, également psychologue à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal:

“les personnes qui font beaucoup de cauchemars ont, en général, un tempérament plus anxieux, plus déprimé. Elles réagissent plus fortement aux stress quotidiens auxquels elles doivent faire face.”

 

Panorama des cauchemars

 

Antonio Zadra, a pu établir un panorama des thèmes qui hantent nos cauchemars, à travers une étude sur plusieurs centaines de personnes.

 

  • 49% Agression physique
  • 21% Conflit personnel
  • 16% Echec, impuissance
  • 11% Poursuite
  • 11% Force maléfique
  • 9% Maladie, mort
  • 9% Accident
  • 9% angoisse
  • 7% Insectes
  • 5% Catastrophes

 

 

Les hommes et les femmes ne rêvent pas forcément des mêmes choses.

Alors que,

Monsieur se bat, souvent seul, contre des éléments déchainés (séisme, inondation…) ou dans des scènes de guerre.

Madame se dispute avec sa famille ou ses collègues, se fait humilier ou tromper par son mari.

 

1/5 soit 20% – C’est le nombre de cauchemars qui se terminent bien.

“À la fin le rêveur est sauvé ou parvient à prendre le contrôle de la situation”

Chiffre qui permet de mettre en lumière le fait qu’il n’y a pas que l’échec de la régulation émotionnelle que tente de créer le cauchemar qui réveille le dormeur, mais aussi l’intensité émotionnelle.

 

En fonction des récits et des réveils, on a pu se rendre compte que le seuil de tolérance émotionnelle est différent pour chacun. Là où un individu va se réveiller au moment où il est poursuivi par un agresseur, un autre ne se réveillera qu’après avoir vécu l’agression entière et verra son corps tomber.

En étudiant les contenus des cauchemars, Antonio Zadra a pu s’apercevoir que la majorité des cauchemars débutent comme des rêves anodins, et que les déclencheurs sont souvent évidents, de par le revirement de situation qui se produit. Les avez-vous repérés chez vous ?

 

 

À noter :

1 enfant de moins de 3 ans qui s’endort systématiquement avec un parent à ses côtés, sera 3 ans plus tard sujet à davantage de réveils nocturnes et de cauchemars que les enfants habitués à s’endormir seuls.

En revanche, réconforter son enfant lorsqu’il se réveille la nuit, en le prenant avec soi dans le lit parental, diminuerait ensuite la fréquence des mauvais rêves.